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Générale
GénéraleQ. Par où les toilettes ?
Avant de partir, n'oubliez pas votre pelle ! Quand le besoin se fait sentir, point de toilette à l'horizon. Il faut s'y résigner. Le campeur averti localise son trou avec finesse : à plus de 30 mètres (90 pieds) de la rive des cours d'eau (ce qui inclut, bien sûr, les torrents); à distance des campements. Il le creuse à une profondeur de 12 pouces et prend soin de bien enterrer toute trace de son passage. Pourquoi ne pas imiter les animaux ? Primo, les animaux se promènent partout, tandis que les humains passent et campent toujours aux mêmes endroits. Nos restes se concentrent donc malheureusement autour des campements et près des rives. Segundo, les animaux n'utilisent pas de papier de toilette, et ce dernier met plus d'un an à se désagréger dans la nature (que dire alors des tampons et serviettes hygiéniques ou des couches de bébé qui mettent de nombreuses années à se décomposer !). ^ Haut Q. Par où le dépotoir ?
Avant de partir, n'oubliez pas un sac ou des contenants pour rapporter vos déchets. La loi interdit de les brûler ou de les enterrer. De plus, si on les laisse traîner, les ours et d'autres animaux s'habitueront à fréquenter les lieux. C'est un risque pour nous-mêmes et pour les campeurs qui viendront plus tard. Une pelure d'orange est biodégradable ? Elle mettra pourtant plus d'une année à se décomposer. Le verre reste à la maison. En effet, il est facile de casser des bouteilles ou des bocaux de verre. Quels sont les risques ? Risque de blessures pour soi et pour les autres, risque de déchirure pour les tentes, risque de feux lorsque le verre agit comme une loupe sous les rayons du soleil, risque de dégâts dans les sacs à dos si le verre casse sous la force d'un impact. Il est donc avantageux de choisir des canettes, pour la bière, ou des contenants en plastique étanche. On prendra soin de protéger les canettes en les mettant dans une casserole ou à l'intérieur d'un baril. On rapporte tous les contenants. On peut mettre les boîtes de conserve sur le feu pour les stériliser, puis les remettre dans ses bagages, sans les écraser. Pourquoi ne pas les écraser ? Pour éviter des bords coupants qui menaceraient nos sacs et pourraient causer des blessures. Pour cette raison, on évite aussi d'écraser les canettes. ^ Haut Q. Quel bois brûler ?
Sur le territoire québécois, il est généralement permis de faire des feux sauf si une interdiction est émise par la SOPFEU (Société de protection des forêts contre le feu) ou si le danger d’incendie est extrême. Consultez le site Internet de la SOPFEU pour connaître l’indice de feu. Notez que dans certains parcs ou réserves, il est interdit de faire des feux de camp. Dans les territoires où les feux sont permis, il est souvent interdit de brûler le bois trouvé autour des sites de campement. Il faut alors acheter le bois qui est disponible à l'accueil. Les règles suivantes sont importantes afin de préserver l'aspect naturel des lieux très fréquentés :
Par ailleurs en vertu de l'article 20 de la Loi sur la qualité de l'environnement les feux sont interdits sur les grèves. De plus, les municipalités peuvent légiférer à l'égard des feux à ciel ouvert. ^ Haut Q. L'ours noir : un danger pour les campeurs ?
L'ours noir est souvent présent dans nos forêts; on peut aisément l'observer et le photographier. Cependant, à proximité des sites de campement, il devient parfois un problème et peut même devenir dangereux s'il perd sa crainte naturelle de l'être humain. Dans la plupart des cas, ce sont les usagers qui, par leur négligence, sont responsables des problèmes causés par l'ours. Dans les réserves fauniques et les parcs, lorsqu'un ours s'accoutume aux campeurs et devient dangereux, on le capture, le marque et le transporte loin dans l'arrière-pays. Entre-temps, il peut menacer la tranquillité des excursionnistes. Voici donc des conseils à suivre pour votre propre sécurité et celle des autres :
Pour en savoir davantage, consultez la page Faune-Habitat - Ours noir du site Internet de la Société de la faune et des parcs du Québec. ^ Haut Q. Comment réduire le désagrément des mouches ?
On désigne couramment sous le nom de « mouche » tous les insectes ailés qui nous piquent ou nous mordent pour se nourrir ou assurer leur survie. Il ne sera pas question ici des insectes qui ne piquent que s'ils se croient menacés (guêpes, etc.) puisqu'ils ne constituent pas un problème constant. Il semble que les mouches sont l'un des principaux problèmes auxquels le débutant doit faire face parce qu'il ne les connaît pas et ignore comment s'en protéger. Or, en connaissant les diverses mouches et en respectant certains principes, il est possible de réduire considérablement le désagrément des mouches. Il y a essentiellement six mouches différentes au Québec, les autres étant assez rares. Par ordre de taille croissante, ces six ennemis sont :
Les mouches à orignal, à cheval, à vache ou taon : Leur morsure est très douloureuse. Même si elles sont grosses, elles réussissent souvent à se poser sans se faire sentir. Assez curieusement, elles sont attirées par la peau mouillée et tournoient souvent autour des baigneurs. Elles sont les seules à suivre les canoteurs sur de longues distances, et on les rencontre dans plusieurs régions traversées de lacs de toutes taille.
Voici comment :
Les répulsifs Les insectes qui piquent sont attirés par le gaz carbonique émis à la surface de notre peau, les essences florales telles que les eaux de Cologne, les savons et les shampoings parfumés. Les répulsifs les plus efficaces sont ceux qui contiennent du diéthyl-toluamide (DEET). Ce produit agirait en bloquant les récepteurs qui permettent aux insectes de déceler la présence chimique d'une proie. Il faut cependant prendre soin de l'utiliser selon les indications du fabricant car il peut irriter la peau de certaines personnes et endommager diverses matières synthétiques, dont le plastique (montures de lunettes, bracelets de montres, manches de couteaux de poche, etc.). Une proportion de 30 % de DEET dans le produit suffit. Certaines huiles naturelles (citronnelle, soya) sont plus appropriées pour les jeunes enfants et les personnes sensibles au DEET. Le secret est d’en mettre plus souvent mais peu à la fois. On trouve également dans le commerce des vêtements en filet que l’on peut imprégner de DEET. Il semble que cette protection soit très efficace et beaucoup moins dommageable pour votre peau que l’application directe. Certains répulsifs sont efficaces sur des personnes mais inopérants sur d’autres. La transpiration réduit l’efficacité d’un répulsif. Pour une protection temporaire, on peut frotter la peau avec des pelures d’orange ou de citron. Si vous mangez des bananes, votre peau dégagera une odeur très invitante pour les moustiques. Une étude a démontré que les appareils qui prétendent éloigner les mouches par un système d’ondes et ceux qui doivent brûler les mouches en les attirant avec une lumière sont inefficaces. Même les amateurs de plein air les mieux préparés se font piquer. Si vous êtes allergique aux piqûres d’insectes et que celles-ci provoquent une enflure anormale, consultez un médecin. Il existe sur le marché plusieurs produits destinés à soulager l’irritation causée par les piqûres d’insectes. La lotion de calamine et une pâte faite de bicarbonate de soude et d’eau constituent également des remèdes efficaces. Terminologie Répulsif : produit chimique qui chasse ou éloigne les insectes. ^ Haut Q. L’eau de nos lacs et rivières est-elle potable ?
Une eau qui vous semble d’excellente qualité peut contenir des micro-organismes vivants tels que des bactéries et des virus. Ceux-ci peuvent occasionner des troubles gastro-intestinaux. Les canoteurs qui ont été confrontés à ce type de problèmes se jurent bien d’être plus vigilants à l’avenir ! La Giardia est l’un de ces parasites qu’il faut éviter de retrouver dans son verre. On peut la retrouver dans les selles des humains, des castors, des rats musqués et des chiens. Et ce n’est pas parce qu’on ne voit pas de barrage de castor qu’il n’y en a pas ! Les moyens efficaces pour s’en prémunir sont :
Notez que le chlore n’est pas efficace contre la Giardia. Barrage de castors sur un affluent de la rivière Portneuf Ressources concernant la Giardia : Pour en savoir davantage sur la Giardia, consultez le dossier Votre santé et vous : Giardia et Cryptosporidium dans l’eau potable, sur le site Internet de Santé Canada. Pour voir les phases de développement de la Giardia, référez-vous à l'article sur la Giardia lamblia dans l’Atlas of Medical Parasitology. La revue Espaces a publié un guide d’achat des filtres à eau en mars 2003. Consultez le site Internet de la revue : http://www.espaces.qc.ca/. Voyez également quelques façons de purifier votre eau sur le site Internet du Centre Santé-voyage de Québec. ^ Haut |
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